Fazendo voar sabiás pelo ar à tona,
E o Sol lança dardos, raios de luz monótona
Atingem a copa das árvores, ele as destona.
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| Paul Verlaine |
A sós, nós dois, e caminhávamos sonhando,
Ela e eu, cabelos e ideias sem comando,
Súbito, ela me vem, doce questionando:
“Qual teu mais belo dia? Ele foi quando?”
Sua voz doce e sonora, áureo timbre de anjo,
Demanda minha réplica, discreto arranjo,
E beijando sua mão branca, todo devoto:
— Ah! As primeiras flores, sempre mais cheirosas,
E murmuras, amor, o mesmo que eu te voto,
Primeiro sim de teus lábios com que me glosas.
Públio Athayde, dezembro de 2012.
Nevermore
Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne
Faisait voler la grive à travers l'air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
"Quel fut ton plus beau jour?" fit sa voix d'or vivant,
Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.
— Ah! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées !
Et qu'il bruit avec un murmure charmant
Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées !
[Verlaine, Paul (1844-1896) Nevermore, in: Poèmes saturniens, in Mélancholia, no. 2, 1866.]


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